Quand on prépare un moteur, chaque élément du circuit d’admission ou de refroidissement mérite attention. Les conduits plastiques d’origine remplissent leur rôle sur un véhicule stock, mais ils montrent vite leurs limites dès qu’on augmente les contraintes. Le tube aluminium s’impose comme le remplaçant logique pour les préparateurs qui veulent un montage fiable et durable.
Pourquoi le plastique OEM ne suit pas en prépa ?
Les tubulures plastiques d’origine sont calibrées pour des plages de température et de pression bien définies. Dès qu’on pousse la pression de suralimentation ou qu’on sollicite davantage le circuit de refroidissement, les règles changent.
Avec la chaleur et les cycles répétés, le plastique travaille. Il se dilate, devient poreux, finit par craquer aux points de fixation. Sur un montage turbo poussé, une tubulure qui lâche en pleine charge entraîne au mieux une perte de puissance immédiate, au pire un serrage si le mélange s’appauvrit. Pour un préparateur sérieux, ce risque n’est pas acceptable.
Tube aluminium : trois propriétés qui font la différence
Dissipation thermique
Sur un circuit de suralimentation, l’air qui sort du turbo est chaud. Plus il refroidit avant d’arriver aux cylindres, plus il est dense, plus le remplissage est efficace. Là où le plastique isole, le tube aluminium évacue les calories vers l’extérieur. Entre l’intercooler et le papillon, l’écart de température est mesurable.
Tenue en pression
Les 2 ou 3 bars de suralimentation des configurations courantes ne posent aucun problème à l’aluminium. Contrairement au plastique qui gonfle et se déforme sous contrainte, le tube aluminium conserve sa section et son étanchéité dans la durée.
Légèreté
Un tube alu de 50 cm en diamètre 70 ne pèse presque rien comparé à une pièce inox de même section. Sur une préparation complète où plusieurs éléments sont remplacés, le gain de poids s’accumule.
Où utiliser des tubes en aluminium ?
- Circuit de suralimentation : c’est l’application principale. Du turbo à l’intercooler, de l’intercooler au répartiteur : partout où l’air comprimé circule, le tube alu fait le travail sans faillir.
- Admission atmosphérique : pour un kit admission sur mesure ou pour remplacer une boîte à air par un montage avec filtre sport, l’aluminium offre une surface intérieure lisse et un diamètre constant. Pas de restriction inutile dans le flux d’air.
- Circuit de refroidissement : l’aluminium résiste au liquide de refroidissement et tient la pression du circuit. Pour des liaisons rigides entre radiateur et moteur, c’est une solution propre et pérenne.
Choisir les bons diamètres selon son projet
Les tubes aluminium existent dans une large gamme de sections.
- Les petits diamètres (8 à 25 mm) conviennent aux dérivations secondaires : reniflard, dépression, retour de blow-off.
- Les diamètres intermédiaires (32 à 70 mm) couvrent la majorité des circuits de suralimentation.
- Les gros diamètres (80 à 102 mm) s’adressent aux admissions généreuses sur moteurs préparés ou aux sorties d’intercooler volumineuses.
Des réducteurs permettent de raccorder deux sections différentes en douceur, sans créer de turbulences. L’important est de conserver une cohérence sur l’ensemble du circuit pour ne pas brider l’écoulement.
Mise en œuvre
Le tube alu se travaille sans outillage spécialisé… coupe à la scie ou à la disqueuse, ébavurage soigné, et la pièce est prête. Pour les raccords souples, on emmanche dans une durite silicone avec un collier adapté. Pour les montages définitifs, la soudure TIG donne des assemblages propres et solides.
Une limite à respecter
L’aluminium décroche en température bien avant l’inox. Pour une ligne d’échappement ou un downpipe exposé aux gaz brûlés, ce n’est pas le bon matériau.
En revanche, pour l’air frais et le liquide de refroidissement, le tube aluminium répond parfaitement aux exigences d’une préparation sérieuse. Il ne reste qu’à s’approvisionner chez un fournisseur qui propose une gamme complète, avec des diamètres cohérents et des accessoires compatibles pour monter un circuit propre du premier coup.

