Lutter efficacement contre les remontées capillaires avec la bonne solution

L’humidité ne se contente pas de s’infiltrer doucement : elle s’invite, s’installe, colonise sans prévenir les murs les plus robustes. Les remontées capillaires, ce phénomène sournois, transforment lentement les rez-de-chaussée en véritables éponges.

Identifier les causes avant d’avancer vers la solution

Repérer la trace des remontées capillaires ne relève ni de la chance ni de l’approximation. Ces marques sont franches : enduits qui cloquent, papiers peints qui partent en lambeaux, plâtre qui s’effrite, mousse et moisissures qui trouvent ici un terrain rêvé. Le bas du mur s’en trouve rongé, parfois sur une hauteur qui fait froid dans le dos. Sans parler des trainées blanches provoquées par le salpêtre, autant de témoins silencieux du passage de l’humidité et des sels minéraux dissouts. Quand le mur commence à parler, il faut savoir l’entendre.

Comprendre d’où vient l’eau reste la première étape pour prétendre à une remontées capillaires solution fiable. L’origine, elle, varie : trop de précipitations mal drainées sur un terrain mal conçu ; une construction en amont d’une nappe phréatique ou au creux d’un terrain ; un drain bouché, ausssi bien qu’une étanchéité des fondations qui a cédé sous les assauts du temps. Ajoutez à cela une pente qui ramène l’eau vers la maison plutôt que de l’éloigner, et le problème s’installe parfois sans fracas.

Quelles méthodes privilégier pour stopper les dégâts ?

Aucune improvisation possible devant les remontées capillaires. Face à ces pathologies, plusieurs traitements se dessinent en fonction de la gravité du phénomène ainsi que de l’état du bâti. Le diagnostic d’un spécialiste orientera vers la technique la mieux adaptée. Si les dégâts sont étendus, il peut falloir mettre à nu les fondations pour reprendre totalement l’étanchéité : enduits adaptés, couches bitumées, feuilles de drainage ou membranes protectrices peuvent alors être mises en œuvre. Sur des terrains très humides ou mal préparés, il s’avère fréquemment nécessaire d’installer ou de restaurer le drainage périphérique pour détourner l’eau loin de la maison.

L’une des techniques qui a fait ses preuves : l’injection de résine hydrofuge dans la base des murs. Elle ne laisse rien au hasard : les appareils injectent le produit directement dans la maçonnerie, qui se gorge alors de résine et coupe le chemin de l’humidité. La patience est de rigueur, car l’assèchement complet peut prendre de 6 à 18 mois. Mais une fois cette phase terminée, le mur retrouve toute sa solidité et ne craint plus les remontées.

Lorsque l’injection n’est pas envisageable, d’autres alternatives permettent d’agir : un siphon atmosphérique pour chasser l’humidité emprisonnée dans le mur ou, pour les cas les plus tenaces, la pose d’une membrane étanche à la base du mur, après découpe, créant ainsi une véritable barrière physique contre l’eau.

Quand le mur suinte et livre la mémoire de ses blessures, il ne pardonne ni l’attentisme ni les demi-mesures. À chacun de décider si le temps qui passe doit se faire complice de l’humidité ou céder la place à la réparation, nette et durable.

Les plus plébiscités